"Une politique qui se borne à brasser des rêves les trompe tous. Une politique qui les ignore se trompe sur la nature de ceux qu'elle prétend conduire."
François Mitterrand


Blog d'un apprenti citoyen par Mickael Ponchon






Sans commentaire

avril 25th, 2008

Article du monde, sans commentaire :

 

Jean-Marie Le Pen qualifie de nouveau de “détail” les chambres à gaz nazies

J‘ai dit que les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale : ça me paraît tellement évident”, déclare Jean-Marie Le Pen dans un entretien au mensuel Bretons, publié vendredi 25 avril, diffusé en Bretagne et en région parisienne.

Le président du FN évoque ensuite les “50 millions de morts” au total lors de la seconde guerre mondiale. Le journaliste l’interrompt pour dire que “le problème n’est pas de savoir le nombre (de morts), mais la manière dont ils ont été tués”, et que l’on a “déporté des gens pour les amener dans des camps juste pour les faire tuer”. Le leader d’extrême droite répond : “Mais ça, c’est parce que vous croyez à ça. Je ne me sens pas obligé d’adhérer à cette vision-là. Je constate qu’à Auschwitz, il y avait l’usine IG Farben, qu’il y avait 80 000 ouvriers qui y travaillaient. A ma connaissance, ceux-là n’ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés”.

Alors que le journaliste rétorque que des travaux d’historiens de toutes sensibilités politiques ont montré la réalité de la déportation à des fins d’extermination, M. Le Pen répond : “Ce n’est pas le problème. Je n’ai pas contesté, j’ai dit que c’était un détail”.

Le leader d’extrême-droite s’insurge d’ailleurs contre sa condamnation judiciaire qui avait suivi sa première utilisation du mot “détail”, en 1987 sur RTL. “Est-ce un pays de liberté où une phrase, si contestable soit-elle, et prononcée par un homme public, mérite 150 millions d’amende, et la mise à l’index de l’individu, et de son parti ?”, s’interroge le président du FN. Les propos tenus par M. Le Pen évoquant “un détail” lui avait valu une condamnation sur le fond à 1,2 millions de francs, soit 120 millions d’anciens francs. Il avait déjà rappelé et confirmé ses propos sur les chambres à gaz en 1997 en Allemagne et dans un entretien à la BBC en 2005.

Entre autres provocations, il affirme aussi, dans cet entretien, qu’il n’est “pas sûr” que la France existera encore dans cinquante ans, expliquant que “sur le papier” elle sera “à majorité musulmane”, comme c’est le cas aujourd’hui selon lui à “Roubaix”, “Marseille”, ou dans la “banlieue parisienne où, en sortant du métro vous vous trouvez à Tombouctou ou Casablanca”.

Depuis 1971, Jean-Marie Le Pen a été condamné à de multiples reprises par la justice française pour “apologie de crime de guerre”, “contestation de crime contre l’humanité” ou encore “provocation à la haine, à la discrimination et à la violence raciales”.

 

Bayrou, premier ministrable favori des francais.

avril 24th, 2008

 

Outre la mise en avant de la critique habituelle de l’exercice sarkozyste de la présidence, cette depêche AFP, reprise un peu partout, du point à france info, nous livre une autre info interessante : Bayrou comme premier ministre potentiel préféré des français.

Mais l’intéressant n’est pas forcèment où l’on croit : je vais peut être passer pour paranoïaque, mais n’y a t il que moi qui me dit que la démarche d’intégrer Bayrou au sein de cette liste de 8 personnalités exclusivement UMP (sauf Kouchner, mais qui lui fait partie du gouvernement) n’est pas totalement innocente, et a pour principal effet d’”intégrer” le MoDem à droite, ou en tout cas à la majorité actuelle, ce qu’aucun fait politique actuel ne peut justifier de façon cohérente ?

Volontaire ou involontaire, cette assimilation confine à la malhonnêteté intellectuelle selon moi.

Ci dessous la depêche AFP

Bayrou (Modem): “Les Français veulent de la profondeur, pas de l’apparence”

 

 

PARIS (AFP) — Un an après l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence, le président du MoDem François Bayrou estime que “les Français veulent de la profondeur, pas de l’apparence” dans une interview au Parisien - Aujourd’hui en France de jeudi.

Interrogé sur la chute dans les sondages du Chef de l’Etat, le président du Modem explique que “le problème est à l’origine dans sa campagne, et aussi en lui, dans ses goûts et ses choix. Or, la France est la France: un peuple de citoyens qui veulent de la profondeur, pas de l’apparence”.

“Un homme peut-il changer en profondeur? Franchement je n’y crois guère”, affirme M. Bayrou.

Par ailleurs, selon un sondage CSA publié par Le Parisien-Aujourd’hui en France de jeudi, le président du MoDem François Bayrou serait le favori pour occuper les fonctions de Premier ministre du gouvernement de Nicolas Sarkozy.

39% des Français souhaitent que François Bayrou soit le chef du gouvernement (58% ne le souhaitent pas), parmi huit personnalités. Il devance de deux points le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner (37% contre 59%) et la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie (34% contre 61%).

Suivent l’ancien Premier ministre et maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé (33% pour, 64% contre), Jean-Louis Borloo (31% pour, 61% contre). Dominique de Villepin (29%), Xavier Bertrand (24%) et Rachida Dati (20%) ferment le ban.

Le sondage CSA a été réalisé les 16 et 17 avril auprès d’un échantillon de 1.0O6 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Pour la défense du pluralisme dans la vie politique française

avril 19th, 2008

Pétition disponible ici : http://www.mesopinions.com/Pour-la-defense-du-pluralisme-dans-la-vie-politique-francaise-petition-petitions-1c14f9a47820e85e21d9e07b0afb50b2.html

Les signataires, bien qu’issus de sensibilités et de trajectoires politiques diverses, se sentent concernés et attachés au pluralisme de la vie politique française.


Ils souhaitent affirmer la nécessité de préserver les espaces de débats, tant institutionnels que citoyens, et d’en ouvrir autant que possible l’accès à tous.


Ils ré affirment en outre leur attachement à la représentation proportionnées des courants d’idées en fonction de leur audience dans l’opinion, aussi bien dans les divers organes représentatifs que dans les médias.


Ils expriment enfin avec force le besoin vital pour la vie démocratique française de favoriser le développement citoyen de l’individu, en lui offrant les moyens les plus efficaces et nombreux possibles de développer et d’exprimer ses convictions républicaines.

Pour un cabinet fantôme au mouvement démocrate.

avril 16th, 2008

Je me permet de reproduire ici une note issue du blog de Guillaume Béchade, démocrate strasbourgeois, que je trouve pleine de bon sens, et au contenu de laquelle j’adhère complétement.

J’attend avec impatience la consultation des adhérents  - dont je ne suis pas - du mouvement démocrate annoncée par François Bayrou hier pour voir si pour la première fois je serais susceptible de m’ “encarter”, mais il est certain que ce type d’initiative est de nature à pouvoir me convaincre.

Le MoDem peu à peu dessine ce qu’il sera demain. Nombre d’adhérents - qui constituent l’une des forces politiques les plus vives face aux autres partis - proposent, construisent, suggèrent et ont la volonté de faire de notre mouvement une force positive qui appuie son action sur de vrais choix et un fond politiques honnêtes mais ambitieux.
D’aucuns prônent le retour au réalisme : sans élus point de salut. Bien que reposant sur une UDF dont il partage les valeurs fondamentales, le MoDem est un parti jeune qui commence à réaliser la difficulté d’exister en dehors d’alliances politiques préconçues qui assuraient jusqu’alors un nombre d’élus certain.
C’est bien heureux, la compromission aujourd’hui n’est plu. En lieu et place, une volonté de se poser en force de proposition constructive qui fonde ses accords politiques sur la comparaison des idées et projets plus que sur le nombre de sièges offerts ou la couleur des équipes en poste.

C’est dans cette posture courageuse que réside notre véritable révolution politique. Mais ne nous leurrons pas. Mailler le territoire d’élus MoDem influents, dans le fonctionnement actuel de notre démocratie, ne sera pas une tâche aisée. De nouvelles figures peu connues, un positionnement jugé flou, les écrans de fumée jetés par les partis traditionnels, la bipolarisation de l’info politique dans les médias… nous avons nombre d’obstacles à surmonter pour que nos idées puissent s’installer dans les esprits.

 

Et si nous jouions de nos faiblesses pour en faire des atouts ?
Une idée réellement intéressante émerge sur certains blogs ou dans les cafés démocrates : la création d’un Cabinet Fantôme au Mouvement Démocrate.

 

Sur le modèle de ce qui se fait chez nos voisins britanniques, le MoDem pourrait constituer un gouvernement fictif qui relayera nos idées et nos propositions. Comme étant “prêts à gouverner”, ses membres - des spécialistes, ministres fantômes - réagiront à l’actualité politique et diffuseront des éléments de projets, défendront nos valeurs, proposerons des pistes de réforme de manière régulière, formelle et officielle.

 

Je vois l’installation d’un Shadow Cabinet comme un triple atout dans notre situation :

 

  1. La diffusion de nos idées sous une forme originale, facilement reprise dans les médias. Un moyen de semer et disséminer notre projet de société non pas en creux mais en plein, de manière constructive et réaliste.
  2. La mise sous les projecteurs de certaines figures fortes et compétentes de notre mouvement qui émergent ou émergeront des prochaines échéances. “Non François Bayrou n’est pas seul” pourra dire de lui même ce cabinet fantôme, bien réel. Notre capacité à gouverner apparaîtra évidente, notre voix plus forte.
  3. La construction du MoDem sur des idées, des valeurs et du fond. A cent lieues du conflit de personnes qui se trouvera dilué ou absent de cette organisation du Mouvement orientée sur la production constante et permanente de nouvelles mesures.

Cette idée développée au niveau national pourra également voir le jour et être délinée sur le plan local (municipal, régional, …) afin de mailler les territoires, certes avec peu d’élus officiels, mais avec des idées forte qui porteront chez nos concitoyens et chez les autres partis qui devront, de fait, se positionner face au projet de société du Mouvement Démocrate.

 

Des historiens dénoncent le projet de loi sur les archives.

avril 16th, 2008

On peut reprocher beaucoup de choses au modèle démocratique et institutionnel américain. En revanche, ce que j’y apprécie personnellement, c’est la possibilité offerte aux citoyens de consulter foule d’archives et de documents administratives (même si certains restent étonnament inaccessibles), des plus sérieuses au plus fantasques (comme les notes de frais des agents fédéraux par exemple).

On est loin de cette situation en France, et on s’en éloigne encore plus. Puisque ce projet de loi est passé bien inaperçu, remercions les journalistes du monde.fr d’en parler un petit peu, histoire  qu’entre une mission de brouillage politico-politicien offerte à Christine Taubira  (sous l’influence de Bernard Tapis, nouvel ami du chef de l’Etat?) et la main mise sujette à (grand?) débat des autorités chinoises sur la gestion du passage de la flamme olympique en France, tout à chacun se dise que ca non plus, ce n’est peut être pas tip top démocratique.

Reproduit-ci dessous l’article du monde, consultable à cette adresse.

La colère est montée vite et fort. Adopté dans l’indifférence par le Sénat, le 8 janvier, le projet de loi relatif aux archives, qui sera examiné par les députés à partir du 29 avril, suscite une vague de protestation. Ainsi, initiée le 12 avril par l’Association des usagers du service public des archives nationales (Auspan), une pétition visant à dénoncer le projet de loi a recueilli, en trois jours, 500 signatures d’historiens et chercheurs.

La fronde excède largement les seuls milieux académiques : tandis que le Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH) dénonce un projet qui “aggrave les conditions actuelles d’accès aux archives et porte atteinte aux droits des citoyens”, la Ligue des droits de l’homme s’inquiète de la menace qui pèserait sur “l’instrument de connaissance et de mémoire partagée que représentent les archives publiques dans une démocratie”.

La révolte paraît à la mesure des attentes déçues. A l’origine, le projet du ministère de la culture se présentait comme un texte d’ouverture, visant à libéraliser la grande loi du 3 janvier 1979 en permettant aux citoyens d’“accéder avec plus de facilité aux sources de leur histoire”. Ainsi, le délai de trente ans, jusqu’ici préalable à toute consultation d’archive publique, était remplacé par le principe de la “libre communicabilité”.

Quant aux cinq régimes d’exception, qui s’échelonnaient de soixante à cent cinquante ans, suivant qu’ils mettaient en cause la vie privée, la sûreté de l’Etat, les affaires judiciaires, les données médicales ou patrimoniales, ils n’étaient plus que trois : vingt-cinq, cinquante et cent ans. Dans toutes les catégories, les délais se trouvaient raccourcis. Certes, une nouvelle catégorie d’archives “incommunicables” était créée, portant sur les armes de destruction massive et la protection des agents secrets. Mais l’équilibre général représentait un réel progrès aux yeux des chercheurs.

LA PRESSION DES NOTAIRES

Or le Sénat, contre l’avis du gouvernement, a transformé le texte de façon très significative. Il a d’abord réduit la portée de certaines mesures (sur les actes notariés, les archives des juridictions et les registres de mariage), notamment sous la pression des notaires.

Bien plus : il a durci quelques aspects du régime existant. Ainsi, au nom de l’allongement de l’espérance de vie, le texte voté par les sénateurs fait passer de soixante à soixante-quinze ans le délai de consultation pour les “documents dont la communication porte atteinte à la vie privée”. Une exigence fondamentale des citoyens, insiste René Garrec, rapporteur (UMP) du texte au Sénat.

Un prétexte fallacieux, rétorque Sonia Combe, membre du CVUH et auteur d’un livre intitulé Archives interdites (Albin Michel, 1994) : “En 1996, le rapport du conseiller d’Etat Guy Braibant avait souligné cette utilisation abusive de la notion de “vie privée”, dès lors qu’elle est étendue aux agissements des fonctionnaires d’Etat. En France, on maintient fermées les archives des camps d’internement qui existaient sous l’Occupation au nom de la protection de la vie privée des gardiens… La législation allemande est beaucoup plus claire : pour elle, la vie privée ne peut pas concerner les actes commis sous l’uniforme ou dans l’exercice de telle ou telle fonction.”

A l’instar de Sonia Combe, nombreux sont les historiens qui considèrent le texte du Sénat comme une immense régression : “Avec une telle loi, Benjamin Stora n’aurait pas pu réaliser ses travaux sur la guerre d’Algérie, déplore Denis Peschanski. Idem pour nous, historiens de la seconde guerre mondiale. On ne peut pas nous faire la leçon sur le devoir de mémoire et empêcher le citoyen d’avoir accès aux archives. Par exemple, les politiques souhaitent qu’on rende compte de ce qu’ont vécu les harkis. Si on recule les limites d’accès aux documents, comment faire cette histoire-là ?”

“ON EST DES GENS BIEN”

Si le texte du Sénat devait être voté en l’état par les députés, notent les détracteurs du projet, certaines archives concernant la guerre d’Algérie ne seraient disponibles que soixante-quinze ans après la fin du conflit, soit en 2037. Surtout, ces restrictions refléteraient la suspicion que l’Etat français continue de faire peser sur les chercheurs : “On est des gens bien, quand on nous connaît, ironise l’historienne Anne Simonin. En France, il y a une vision très fantasmatique du secret d’Etat, comme si on allait aux archives pour attenter à la mémoire officielle. Mais en dix ans, il n’y a pas eu une seule action intentée par le ministère de la justice pour usage abusif. Qu’on en finisse avec cette vision négative du citoyen ! Il faut espérer que l’Assemblée nationale réagisse…”

Il se pourrait qu’Anne Simonin et ses amis aient été entendus : la commission des lois de l’Assemblée a adopté une série d’amendements qui, s’ils étaient confirmés en séance, reviendraient sur certains des éléments les plus controversés votés par les sénateurs. Pour les documents relatifs à la “vie privée”, le délai de communication serait de nouveau ramené à cinquante ans. Parmi les arguments utilisés par la commission, on lit celui-ci : “Le maintien du secret pendant une trop longue période, loin de protéger l’action de l’Etat, paraît plutôt de nature à favoriser les fantasmes de toutes sortes sur l’histoire récente et les théories du complot.

Jean Birnbaum et Nathaniel Herzberg 

Mon coup de coeur musical de la semaine

mars 26th, 2008

Dans le même style que Rose, avec des mélodies peut être un peu plus construite, mais un peu moins de poésie dans les textes, Pauline.

Pauline - Plus à prendre.

free music

Declic et coalition eau interpellent Roland Ries sur l’accès à l’eau potable.

mars 20th, 2008

Je relaie avec grand plaisir l’initiative de l’association Declic, qui lance une campagne d’information grand public sur l’accès à l’eau potable en interpellant les maires sur leurs actions futures dans ce domaine.

Vous pouvez trouver ci dessous le mail que m’a adressé Nathalie, co-rédactrice du blog les Agitateurs de solidarité, qui contient toutes les informations utiles. Je vous invite également à visiter ce lien, celui-ci, et ce dernier pour cerner les enjeux de cette campagne.

 

Bonjour Mickael

Je suis Nathalie, de Déclic (www.declicsolidarite.org), association qui

accompagne les ONG dans leurs campagnes de sensibilisation et de

mobilisation, et co-rédactrice du blog les Agitateurs de solidarité

(www.agitateurdesolidarite.org).

Je te contacte car j’ai vu que ton blog Strasbourg: municipales 2008

s’intéressait de près à la vie et à la gestion de cette ville, y

compris aux services publics et à l’environnement (via le suivi de ces

élections) qui sont justement des sujets sur lesquels nous travaillons

actuellement.

En effet, à l’occasion de la journée mondiale de l’eau du 22 mars

prochain, nous travaillons avec la Coalition Eau (www.coalition-eau.org),

un regroupement d’ONG (WWF, les Amis de la Terre, le Secours Catholique,

France Libertés ) qui a pour but un accès pour tous à l’eau potable

(car aujourd’hui encore 1 personne sur 5 n’a pas accès à l’eau dans le

monde !)

Comme cette année, la journée tombe une semaine après les élections, on

voudrait saisir cette occasion pour demander aux élus de tous bords

confondus de jouer leur rôle dans l’accès à l’eau sur leur commune

(lutte contre la pollution, qualité de l’eau, prix), en France (loi sur

le droit à l’eau) et dans les pays en voie de développement (lois

permettant aux villes

françaises d’aider les villes de ces pays ). C’est pour cela que nous

leur adressons le message, « Madame, Monsieur le Maire et si après le

champagne vous passiez à l’eau ? »

Le problème, c’est que c’est difficile d’accrocher l’intérêt

d’un maire, sauf si on passe par ses électeurs ou des supports

d’informations qui sont bien implantés localement, comme ton blog. Je

voulais donc te demander ton aide pour convaincre  Roland Ries et son

équipe de se pencher sur ces dossiers, en faisant un peu de bruit

médiatique, en leur montrant que, même tout fraîchement élus, leurs

électeurs gardent un oeil sur leur gestion de l’eau, et en leur

demandant ce qu’ils font concrètement en faveur de l’accès à l’eau.

Pour cela, tu peux si tu le souhaites relayer la campagne, publier une

note sur ton blog, etc. Si tu en as besoin, tu trouveras plus

d’informations et des visuels sur le modeste espace blogueur que nous

avons créé à cette adresse :

www.agitateursdesolidarite.org/coalition_eau/ . Tu peux également me

contacter par mail, ou par téléphone au 01 48 57 86 72.

Je te tiendrais bien sur au courant de l’avancée de cette campagne !

Merci par avance et à bientôt !

Nathalie

Pourquoi j’ai voté pour la liste Générations mieux vivre de Chantal Cutajar le 09 mars dernier.

mars 13th, 2008

Ayant été, aussi loin que ma conscience politique remonte, sympathisant du parti socialiste, j’ai franchi le pas du vote Udf-Mouvement démocrate lors du premier tour de la présidentielle 2007.

J’ai été, comme beaucoup, séduit par le discours, la posture, et le programme de François Bayrou, notamment par le désormais fameux et à la mode “dépassement du clivage droite-gauche” pour rechercher et mettre en symbiose toutes les compétences nécessaire à notre pays..

Contrairement à beaucoup, je n’ai pas regretté mon vote par la suite, même si je me suis trouvé être en désaccord avec certaines prises de position de François Bayrou, tout en en approuvant la majeure partie, particulièrement sur le plan institutionnel.

J’ai également voté mouvement démocrate aux législatives qui ont suivi, notamment, mais pas exclusivement, par souci de cohérence.

Pour autant, je ne me sens aujourd’hui pas plus qu’hier prisonnier d’un positionnement politique, qui m’aménerait à voter MoDem sans savoir pourquoi, ou pour qui, simplement par habitude.

Je n’ai pas voté pour le tandem aux municipales pour une raison assez simple : Son programme était majoritairement axé et bati sur son bilan. Il est clair que ces dernières années, Strasbourg a vu s’élever un nombre non négligeable de nouveaux équipements, et un nombre conséquent d’autres ont été rénovés.

Sans revenir sur l’imbroglio et le gâchis de l’Aubette, je ne considère pas pour autant que le fait de construire le plus grand Zénith de France, une patinoire dernier cri, ou de vouloir un nouveau stade pour le racing soient des éléments convaincants d’une politique sportive et culturelle audacieuse et universalisante.

On mène une politique culturelle quand on peut se targuer d’avoir amené la culture à des gens - jeunes ou moins jeunes - qui ne la trouvent pas dans leur quotidien. On peut se targuer d’avoir une politique culturelle de la jeunesse quand on amène la culture à l’école, pour reprendre une problématique chère à Jean Louis Agobet.. Rien de tout ça ne m’est apparu clairement dans le bilan du tandem.

On mène une politique sportive quand on se donne la peine de faire poser des filets sur les terrains, qu’on en ouvre l’accès en dehors des périodes électorales (je pense à certains terrains d’Hautepierre, ou de la Rotonde), ou qu’on se dit qu’amener des gosses des quartiers à la Meinau pour la remplir un peu est une bonne idée.

L’intégration par le sport n’est pas une chimère. C’est une réalité qui marche.

Je n’ai pas été touché outre mesure, en revanche, par les accusations de gestion autocratique de la ville ou de la CUS, n’ayant pas eu l’occasion de le constater par moi même, je n’aime pas me fier à des on-dits.

De plus, la mise en action des nouveaux équipements dont Fabienne Keller était si fière m’est apparue, de mon oeil de citoyen, comme pour le moins anticipée, tant les incidents qui ont suivi ont été nombreux, et le sont toujours aujourd’hui (je pense notamment aux nouvelles lignes de tramway.)

J’ai commencé à rencontrer certains membres de l’équipe de Chantal Cutajar à l’occasion des cafés démocrates qui ont précédé son investiture. J’ai été frappé à l’époque par les compétences et le bon sens de beaucoup d’entre eux.

Après l’imbroglio de l’élection interne, et le ridicule des tergiversations qui ont suivi, j’attendais avec impatience un programme qui a mis longtemps - bien trop longtemps selon moi - à couvrir le bruit des dissonances internes, si tant est qu’il l’ai jamais couvert.

J’ai adhéré pleinement à plusieurs points :

-La place retrouvée de la démocratie locale et citoyenne, par l’utilisation accrue du réfédendum local et d’initiative populaire.

-le contournement en arc du centre par le tram, qui permettrait de donner un peu de cohérence et de rapidité au reseau urbain.

-Le Velib’ et l’Autolib’ qui me semblent bien plus appropriés que le projet Illéo du tandem : en effet, j’ai du mal a imaginer qu’un transport fluvial puisse supporter un usage quotidien et non touristique, que ce soit du point de vue de la quantité de strasbourgeois transportés, ou de la rapidité de déplacement.

-L’aide à la caution, la prise en charge du mois de caution locative par la ville, serait une mesure vitale et salvatrice pour un grand nombre d’étudiants, notamment, et de personnes à revenus modérés.

-Le repositionnement des associations au centre de la vie de la cité, pour arrêter de gâcher un nombre incalculable de compétences.

-Le réveil de Strasbourg la nuit, avec la mise en place de lieux festifs, d’une véritable politique de la nuit, et des transports qui vont avec. Il est aberrant, aujourd’hui, de ne pas pouvoir aller prendre un verre après le travail, pour peu que l’on ait des horaires un peu décalés, sans avoir à anticiper le retour pour cause de transport, ou de fermeture des établissements.

On a beaucoup glosé sur la personnalité de Chantal Cutajar, décrite tout à tour comme autoritaire et d’une versatilité quasi névrotique.

J’ai pu la rencontrer lors de ces cafés démocrates, ou lors d’un dîner avec son équipe, elle ne m’est jamais apparue sous ce jour. Peut-être est-ce moi qui suis dans le faux. Mais je tiens trop à mon libre arbitre pour délaisser mon opinion au bénéfice des on-dits.

Je n’ai pas voté Roland Ries, non pas par un désaccord profond avec son programme, mais parce que, d’une part, convaincu de l’intêret extrême de la présence du mouvement démocrate dans la vie politique francaise actuelle, s’ajoutait à mon vote une notion de soutien à la politique d’indépendance et d’accords “à géométrie variable” au niveau national, et d’autre part, parce que la dimension sociale du programme socialiste ne m’apparaissait pas suffisament clairement pour une liste qui souhaite capitaliser sur cette différenciation avec le MoDem.

J’aurais pu envisager de voter pour les verts d’Alain Jund, certains de ses arguments lorsque je l’avais rencontré ayant porté, mais il manquait selon moi au programme des verts une dimension pragmatique à coté des considérations écologiques. Il me manquait cette amalgame que j’ai trouvé dans le programme de Chantal Cutajar et Yann Wehrling.

Est-ce que je regrette mon choix au regard du score de dimanche ou de l’entre deux tours ?

Non.

MoDem : ni accord, ni consigne de vote.

mars 11th, 2008

Lundi après-midi, Roland Ries et Chantal Cutajar étaient en tête à tête. Pour négocier la stratégie de second tour.

Pourtant, plus tot dans la matinée, la tête de liste socialiste avait affiché ses priorités, en arretant en priorité l’accord de fusion(prévu et attendu) avec la liste d’Alain Jund. Le message semblait donc relativement clair : une alliance avec le MoDem, pourquoi pas, mais après avoir rassuré la liste verte, et l’avoir assurée, sans doute, de sa prééminence sur les démocrates.

C’était politiquement justifié : l’électorat du mouvement démocrate, majoritairement défavorable au tandem, était de toutes façons plutot enclin à se tourner vers Roland Ries ou l’abstention au second tour, et l’électorat traditionnel du parti socialiste et des verts ne devaient pas être troublé par une alliance dont certains parmis les électeurs ne veulent toujours pas.
Roland Ries n’avait donc que peu de raisons de faire de grandes concessions à Chantal Cutajar, puisque la simple tenue de cette entrevue suffisait à beaucoup pour mettre en place une dynamique de ralliement des électeurs.

La tête de liste socialiste avait d’ailleurs tout intêret à ce que sa proposition soit refusée par Chantal Cutajar, récupérant ainsi le beurre et l’argent du beurre. La tête de liste Générations mieux vivre ne pouvait, de son côté, que difficilement accepter une offre il est vrai assez faible (deux places seulement en position éligible, aux 20 et 51eme places), sans être accusée d’avoir “bradé” les voix et le poids du mouvement démocrate.

Il n’y aura donc ni fusion, ni consigne de vote

Premier tour des élections municipales : Ries voit la vie en rose.

mars 10th, 2008

Les Strasbourgeois ne se sont pas déplacés en masse hier 9 mars pour voter au premier tour de ces élections municipales : 52,5 % d’abstention.

La liste de Roland Ries arrive près de 10 points en tête, avec 43,89 % des voix, devant la maire sortante Fabienne Keller (33.92%).

Derrière, c’est le vide, puis Alain Jund et les verts (6.36%) au coude a coude avec le MoDem de Chantal Cutajar (5.73%).

A priori, la tâche semble devoir être ardue pour le tandem UMP, qui ne dispose pas d’un réservoir de voix tres important (absence de seconde liste de droite traditionnelle, aucune autre liste au dessus de 5%), mais pas forcement impossible, si les électeurs favorables au retour de Strasbourg dans l’escarcelle de la gauche oublient de se mobiliser dimanche prochain, et que l’électorat UMP fait le chemin inverse.

Mais même dans cette optique, la situation reste d’être encore compliquée par les alliances de second tour, que Roland Ries est sur le point de finaliser avec les verts d’Alain Jund, d’une part (ce qui était officieux de longue date), mais au aussi avec le mouvement démocrate, auquel il ne ferme pas la porte. “Je suis aussi ouvert aux discussions avec le Modem sur la base d’une négociation de programme, pas de personnes. C’est toute la différence avec l’ouverture telle que la pratiquent Nicolas Sarkozy et l’UMP au niveau local.”.

Chantal Cutajar a d’ailleurs répondu favorablement a cette ouverture ce matin dans Liberation “Les Strasbourgeois ont condamné la politique du tandem sortant et exprimé leur volonté de changement. [Roland Ries] et moi, nous avons en commun la volonté de faire participer nos citoyens à la vie publique.»”

Reste que si les scores des deux listes PS et Ump sont, dans leur rapport de force, assez proche du niveau que l’on pouvait attendre, les deux listes des verts et du MoDem accusent des résultats un peu décevant a la vue des sondages d’avant premier tour pour l’une, et des attentes locale dans une région traditionnellement centriste pour l’autre.

Les résultats exhaustifs du premier tour :

Liste PS Ries : 43,89% des voix

Liste UMP Keller : 33,92 % des voix

Liste Verts Alain Jund : 6,36 % des voix.

Liste MoDem Chantal Cutajar : 5,73% des voix.

Liste Front National Christian Cotelle : 2,84% des voix.

Liste Alsace D’abord Robert Spieler : 2,16% des voix.

Liste 100 % a gauche Marcel Wolff : 1,86% des voix.

Liste Parti des Musulmans de France Mohamed Latrèche : 1,4% des voix.

Liste USD Jamal Boussif : 0,72% des voix.

Liste Roland Robert (Lutte Ouvrière) : 0,67% des voix.

Liste Pascal Fischer : 0,38% des voix.