"Une politique qui se borne à brasser des rêves les trompe tous. Une politique qui les ignore se trompe sur la nature de ceux qu'elle prétend conduire."
François Mitterrand


Blog d'un apprenti citoyen par Mickael Ponchon






Premières aberrations de la loi HADOPI

mai 7th, 2009

Bon, zou, près de cinq mois après le dernier billet, je décide de réouvrir ce blog, pour y pousser un nouveau coup de gueule contre une des premières conséquences d’HADOPI.

Jérôme Bourreau-Guggenheim, salarié du groupe TF1 en tant que responsable de la stratégie, a été licencié pour avoir exprimé dans un mail  envoyé depuis sa boite gmail personnelle à sa députée Francoise de Panafieu sont désaccord avec le projet de loi HADOPI. Le mail en question a été transmis a Christine Albanel, ministre de la culture, et après quelques pérégrinations, est retourné à la direction de la chaine privée.

S’en suit une convocation, et un licenciement pour rupture de confiance au motif que de telles prises de positions étaient innaceptable de la part d’un employé du groupe.

Si les faits étaient avérés, ils seraient simplement scandaleux :  la prise de position de Jérôme Bourreau-Guggenheim le fut a titre privé, et selon des moyens privés. Il n’a, pas exemple, pas utilisé son adresse professionelle, et si il se définit effectivement dans le courrier comme salarié de TF1, ce détail est à la fois pertinent dans son argumentaire, et légitime puisque le courrier est un courrier privé. Il n’y a donc pas atteinte à l’image publique de la société.

De plus, comme il l’invoque lui même, le groupe TF1 n’a jamais pris explicitement parti sur ce sujet, donc il ne peut etre invoqué une quelconque rupture de “pacte”.

Si l’on met ce cas en perspective avec les récentes fermetures de blogs politiques pour des raisons plus ou moins claires, ou le licenciement plus loitain, mais dans le même état d’esprit de Patrick Poivre d’Arvor, il est clairement permis de s’inquièter.

Besoin d’une idée cadeau pour noel ?

décembre 18th, 2008

Mugler concurrencé par Burger King

Hallucinant coup de pub de Burger King, dévoilé par le Guardian, et relayé ci et là en france (lepost, notamment).

A men de Mugler n’a plus la frite : Pour noel, offrez une odeur de graillon !

Pour ceux qui dédaignent la langue de shakespeare, Burger King vient de lancer un parfum vendu un peu moins de 4 euros, parfumé à l’odeur de … hamburger.

Concu pour que ceux qui aiment l’odeur des sandwiches puissent la porter en étendard toute la journée !

A quand le parfum “terroir” à odeur de fumier, made in larzac ?

 

Still can’t think what to get him for Christmas? Socks don’t seem to cut it any more? Fret no longer because Burger King is here to help.

The mass purveyor of grilled meat is offering, for a limited time, something even better than their usual piles of beef patties. This week, American men were given the chance to smell like their favourite meat snack with the launch of Flame, Burger King’s contribution to the perfume market.

The company describes Flame as “the scent of seduction with a hint of flame-broiled meat”.

Astonishingly, this elixir costs a mere $3.99 (£2.65). By contrast, one of its competitors, Chanel No 5, for example, costs more than $80.

Flame, a body spray for men, was launched this week online and in a selection of US stores, the list of which can be found on the perfume’s website, which is named, appropriately, firemeetsdesire.com.

There, prospective buyers are greeted with what sounds like a melange of Barry White music and an interactive spray can which does not, disappointingly, emit a ray of French fries but morphs into a photograph of scented candles.

Burger King - or “the King” as the company’s website refers to it - is not the only celebrity perfume on the market this Christmas.

Kate Moss, for one, will no doubt be putting up a stern fight with her Velvet Hour scent. But the model will surely struggle against a fragrance that has such a noble history: “The Whopper sandwich is America’s favourite burger,” the website boasts.

“Flame by BK captures the essence of that love and gives it to you. Behold … now you can set the mood for whatever you’re in the mood for.” As long as that mood involves meat, presumably.

La SIG remporte le derby de l’Est. SIG 93 - Nancy 78

décembre 16th, 2008

Brian Rush SIG

Quand le Racing va mal, la SIG va bien. Et réciproquement. C’est la leçon de ce début de saison. Dimanche, les strasbourgeois emmenés par un Brion Rush intouchable (photo ci contre) auteur d’un match époustouflant, ont disposés des champions en titre grace à une seconde mi temps de grande classe (55 points, 7/9 à trois points).

Retrouvez un résumé du match ici.

Le spectacle n’était pas que sur le terrain lors de ce derby. Le Rhenus était tres convenablement remplit, et les supporters du SLUC avaient fait le déplacement en nombre pour un beau combat de kop avant et pendant le match.

Grace à cette victoire, la SIG remonte à la 7eme place et se repositionne en vue de la semaine des as et des play-offs.

Le RCS boit la coupe jusqu’à la lie. Racing 2 - Sedan 4

décembre 13th, 2008

Jean Alain Fanchone racing Sedan

Cela fait bien quatre à cinq semaines que le Racing va mal. Le club que l’on encensait en début de saison pour son effectif est en train de montrer les  limites de son banc. Privé de nombreux cadres depuis début novembre, l’équipe joue mal et manque cruellement de réalisme.

Nouvel exemple ce vendredi contre Sedan en 64eme de finale de la coupe de France, où le RCS aurait du plier le match après 15 minutes de jeu, et trois occasions que seuls les poteaux et la maladresse d’un Carlier pouvait manquer.

Carlier qui compensait ses lacunes techniques en début de saison par une belle combativité, et que l’on retrouve maintenant transparent depuis sa titularisation contre Metz.

Ne parlons même pas de Zenke, dont le manque total d’implication prête à sourire. Comment expliquer un tel manque de fougue chez des joueurs issus du centre de formation, à qui l’occasion était donnée (blessure de Marcos, suspension de James Fanchone contre Guinguamp et Amiens, ..)  de prendre une option sur le 11 de départ.

L’absence, depuis son licenciement, de Chahir Belghazouani, qui dynamitait les défenses par sa vivacité et sa vitesse, ne justifie pas tout.

Que penser notamment des prestations catastrophiques de Cohade, pourtant supposé maître à jouer du Racing ?

Et comment s’étonner que la Meinau sonne terriblement creux depuis quelques temps ? Ce n’est pas le jeu qui va réchauffer les spectateurs ayant bravé la temperature pour venir au stade.

Seule vraie note positive de ce début de saison, Jean Alain Fanchone, le cousin de son cousin,  qui depuis la blessure de Quentin Othon, enchaine les performances interessantes sur le coté gauche, apportant sa fougue et ses débordements qui font un bien fou à un équipe qui oublie souvent que pour marquer, il faut oser provoquer.

Reste que le chemin vers la remontée sera long, à commencer par la difficile reception de Boulogne lundi 22 décembre.

James Fanchone Racing Sedan

(photos : Jean Alain Fanchone, et James Fanchone, deux des rares strasbourgeois ayant surnagé contre Sedan)

Audiovisuel français, on y retourne.

décembre 8th, 2008

Je profite de la venue de Patrick Poivre d’Arvor à Strasbourg ce lundi 08 décembre à la librairie Kleber

pour reprendre ce blog là ou je l’avais laissé, sur la question de l’audiovisuel, où, finalement, rien n’a bien changé.

Le débat est toujours en cours à l’assemblée sur le projet de réforme et la suppression de la publicité sur les chaines publiques.

Autant sur le fond j’étais déjà hostile à cette réforme, autant sur la forme, c’est de pire en pire : Entre les députés de l’opposition qui jouent la montre avec une tactique bien rodée et tristement habituelle de “guerre des amendements” qui n’apporte strictement rien au débat, et la majorité qui l’y force en ayant voulu faire passer cette réforme en cati mini, c’est à qui esquivera le mieux le fond de la question.

Dernier rebondissement en date : la stratégie du décret !

AP, via le figaro :

 

François Fillon, laissant entendre que le gouvernement pourrait passer par un décret, a assuré jeudi soir que la réforme de l’audiovisuel public serait mise en oeuvre début 2009 “quel que soit le rythme du débat parlementaire” en cours à l’Assemblée.
“On ne peut pas laisser une grande entreprise comme France Télévisions dans l’ignorance de savoir si le 5 janvier elle aura les ressources nécessaires pour fonctionner”, a déclaré le Premier ministre, invité du journal de 20h sur TF1.
Interrogé sur le décret envisagé par le gouvernement pour tenir le calendrier prévu -suppression le 5 janvier de la publicité sur les chaînes publiques à partir de 20h-, M. Fillon s’est engagé à “garantir à France-2 ses ressources financières quel que soit le rythme du débat parlementaire”.
Le Premier ministre a assuré que le gouvernement était “très serein” et n’avait “aucunement l’intention d’utiliser le 49-3″ face à l’évolution des débats, qui traînent en longueur du fait de la résistance de l’opposition. “Le débat démocratique se déroulera normalement. Il prendra le temps qu’il faudra”, a-t-il dit.
Exprimant sa détermination “à conduire cette réforme”, il a dénoncé l’attitude “totalement incohérente” de la gauche qui “combat un projet qu’elle appelait de ses voeux, de toutes ses forces depuis des années, c’est-à-dire une télévision de service public déchargée de la contrainte de la publicité”. “Elle le fait parce qu’elle a à faire oublier les difficultés de ces dernières semaines. Cela ne trouble pas le gouvernement, la majorité”, a conclu M. Fillon.

Réforme de l’audiovisuel public, attention danger.

juin 27th, 2008

Audiovisuel: “plan de mise sous contrôle de la télévision”, selon François Bayrou

 

 

PARIS (AFP) — François Bayrou, président du Mouvement démocrate (MoDem), a dénoncé mercredi “un plan de mise sous contrôle de la télévision”, en réaction aux mesures annoncées par Nicolas Sarkozy.

“Tout ceci serait impossible dans des démocraties de plein exercice. On a rarement vu un plan aussi déterminé de mise sous contrôle de la télévision”, a déclaré M. Bayrou à l’AFP.

“Le service public devient directement dépendant de l’Etat: son patron va être nommmé par le pouvoir, et ses financements dépendront chaque année du bon vouloir des gouvernants”, a regretté le député des Pyrénées-Atlantiques.

“Quelle marge de liberté restera-t-il à la télévision? En réalité aucune”, a-t-il estimé.

“Dans le même temps, les chaînes privées reçoivent la manne publicitaire qui se portait autrefois sur le service public, et pour leur permettre d’améliorer leur bilan, on leur offre la possibilité d’une deuxième coupure, qui double le temps de publicité le plus lucratif”, a-t-il ajouté.

“C’est le consommateur” qui va payer tout cela “au travers de ses communications téléphoniques et des services internet”, a jugé l’ancien candidat à l’Elysée.

Nicolas Sarkozy a annoncé la fin de la publicité à la télévision publique, après 20H00 dès janvier 2009 et totale à partir de décembre 2011. Il a proposé de compenser la perte du chiffre d’affaires publicitaire par une taxe de 0,9% sur les opérateurs de téléphonie et d’internet. Il veut par ailleurs que le président de France Télévisions soit à l’avenir nommé par l’exécutif.

GB : les députés se prononcent sur les embryons hybrides.

mai 21st, 2008

Lundi 19 mai, les députés britanniques ont entamé l’examen d’un projet de loi qui autorise l’utilisation d’embryons hybrides pour la recherche. Issus de l’intégration d’ADN humain dans des ovules d’animaux, ces embryons suscitent la polémique du côté de l’Eglise et de l’opposition.

Pour ceux qui, malgré l’importance croissante prise par les cellules souches dans la recherche médicale (notamment dans les maladies neuro-dégénératives, de type Alzeimer ou Parkinson), aurait loupé la première partie du débat, le concept d’embryons hybrides en est la seconde étape.

Petit rappel sémantique d’abord:  En biologie, une cellule souche (ou cellule indifférenciée) est une cellule qui, d’une part peut donner des cellules spécialisées par différenciation cellulaire et, d’autre part, peut virtuellement se renouveler indéfiniment. (source, wikipedia.fr).
En clair, ce type de cellules est considéré comme si prometteur parce qu’il serait suceptible d’engendrer une régénérescence des membres de certains animaux (on pense tous, évidemment, au lézard), ou de réparer certains organes.
Le débat ne portait pas tant sur l’utilité intrasèque de ces cellules souches (qui est unanimement reconnue), mais sur leur procédure d’obtention scientifique.
En effet, la procédure type de développement d’ES (Embryo Stem cells, cellules souches embryonnaires)  consiste en l’utilisation d’embryons surnuméraires (ce qui fait le moins débat) ou en une production de ceux ci en laboratoire, puis en un prélèvement de cellules du bouton embryonnaire au stade blastocyste  (Le blastocyste, ou blastula, est un stade du développement embryonnaire précoce des Mammifères (de 5 à 7 jours chez l’homme) au cours duquel coexistent les cellules périphériques, appelées cellules du trophectoderme, à l’origine du placenta, et des cellules de la masse interne, qui forment le bouton embryonnaire et donnent naissance à l’embryon proprement dit et à quelques annexes embryonnaires.)
Ce débat, une loi a tenté de le trancher en 2004, il s’agissait de la bien connue (je pense) loi bioéthique de 2004, qui se devait de répondre à plusieurs questions posées par les possibilités offertes par l’avancée de la science en matière de clonage thérapeutique.
Cette loi dispose que :
Le clonage thérapeutique, comme reproductif, est interdit, et ce dernier est même désormais qualifié de crime contre l’espèce humaine.
La recherche sur l’embryon et les cellules embryonnaires est en principe interdite, cependant, des dérogations peuvent être accordées « pour une période limitée à cinq ans, lorsqu’elles sont susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs et à la condition de ne pouvoir être poursuivies par une méthode alternative d’efficacité comparable, en l’état des connaissances scientifiques”. Ne peuvent être concernés que les “embryons conçus in vitro dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation qui ne font plus l’objet d’un projet parental”
Ce sont là les principales dispositions législatives introduites par cette loi, qui doit, en théorie, être révisée par le Parlement dans un délai de cinq ans, mesure indispensable afin de l’adapter au mieux aux évolutions scientifiques et sémiologiques qui n’ont pas manqué d’intervenir dans l’intervalle.
Cependant, souvenons nous que la première loi bioéthique de 1994 a du attendre 10 ans au lieu de 4 pour se voir complétée.

Voilà pour le « background », mais ce qui fait l’actualité, c’est donc ce projet de loi britannique soutenu bec et ongles par le nouveau Prime Minister Gordon Brown, qui y voit la continutation de sa lutte pour la recherche génétique (son fils est atteint de mucoviscidose).
Bref rappel, la encore,  concernant les embryons cybrides : Le mot “cybride” provient de la contraction de “cytoplasme” et de “hybride”. La création d’un embryon cybride consiste donc à prendre un ovocyte (cellule précurseur de l’ovule) d’origine animale. Puis à retirer de cet ovocyte le noyau (appelé cytoplasme) et à le remplacer par un noyau d’origine humaine.
Sans surprise l’opposition conservatrice et l’Eglise se sont prononcées avec virulence contre ce texte, bien que celui ci exclu de facto l’implantation in utero de ces embryons.
Valérie Pécresse (ministre de la recherche) s’était, elle aussi, inquiétée du sujet, en confiant sur le sujet une mission d’étude à l’agence de biomédecine.
Pour autant, cette pratique est elle si condamnable ?
Contrairement aux projections hallucinatoires et démagogiques d’une partie des opposants au texte, il s’agit pas, pour commencer, de chimères au sens littéral du terme, puisqu’il n’y a pas fusion de deux embryons.
Ensuite, le patrimoine génétique du noyau reste indubitablement et entièrement humain. Seule la machinerie est animale à hauteur de 1% de l’embryon final.

Pour faire simple, un cookie dans une boite à madeleines reste un cookie.

Certains esprits vifs rétorqueront que des miettes de madeleines peuvent venir se mélanger au fond de la boite. C’est justement là tout le sens que devrait prendre le débat, sur l’encadrement de la pratique, afin de ne pas gacher le goût cacaoté de ces cookies génétiques.
Cependant, cet ADN animal est cantonné dans la machinerie cellulaire, en aucun cas dans et le noyau, et donc dans les chromosomes de l’embryon

Cet encadrement est strict, voire même extrement sévère : pas d’implantation (animales ou humaines) et destruction après 14 jours.

Les avancées médicales sous jacentes sont, elles, immenses : le problème de la pénurie d’ovocytes se trouvant résolu, les scientifiques pourront étudier à loisir l’évolution des maladies dans des embryons porteurs de maladies génétiques spécifiques, et ainsi accroitre les chances de traitement.

Selon vous, ce type d’expérience doit il être protégé afin de favoriser la recherche?
Est-il plus choquant d’utiliser 1% d’ADN animal cantonné dans la machinerie cellulaire et non pas dans les chromosomes de l’embryon que d’utiliser des pancréas de porcs pour purifier l’l'insuline protamine-zinc  comme c’était le cas dans les années 30 ?
Le travail sur les cellules souches relance t il le débat sur le vivant, et, de facto, sur les dates légales d’interruption volontaire de grossesse ?

Sans commentaire

avril 25th, 2008

Article du monde, sans commentaire :

 

Jean-Marie Le Pen qualifie de nouveau de “détail” les chambres à gaz nazies

J‘ai dit que les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale : ça me paraît tellement évident”, déclare Jean-Marie Le Pen dans un entretien au mensuel Bretons, publié vendredi 25 avril, diffusé en Bretagne et en région parisienne.

Le président du FN évoque ensuite les “50 millions de morts” au total lors de la seconde guerre mondiale. Le journaliste l’interrompt pour dire que “le problème n’est pas de savoir le nombre (de morts), mais la manière dont ils ont été tués”, et que l’on a “déporté des gens pour les amener dans des camps juste pour les faire tuer”. Le leader d’extrême droite répond : “Mais ça, c’est parce que vous croyez à ça. Je ne me sens pas obligé d’adhérer à cette vision-là. Je constate qu’à Auschwitz, il y avait l’usine IG Farben, qu’il y avait 80 000 ouvriers qui y travaillaient. A ma connaissance, ceux-là n’ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés”.

Alors que le journaliste rétorque que des travaux d’historiens de toutes sensibilités politiques ont montré la réalité de la déportation à des fins d’extermination, M. Le Pen répond : “Ce n’est pas le problème. Je n’ai pas contesté, j’ai dit que c’était un détail”.

Le leader d’extrême-droite s’insurge d’ailleurs contre sa condamnation judiciaire qui avait suivi sa première utilisation du mot “détail”, en 1987 sur RTL. “Est-ce un pays de liberté où une phrase, si contestable soit-elle, et prononcée par un homme public, mérite 150 millions d’amende, et la mise à l’index de l’individu, et de son parti ?”, s’interroge le président du FN. Les propos tenus par M. Le Pen évoquant “un détail” lui avait valu une condamnation sur le fond à 1,2 millions de francs, soit 120 millions d’anciens francs. Il avait déjà rappelé et confirmé ses propos sur les chambres à gaz en 1997 en Allemagne et dans un entretien à la BBC en 2005.

Entre autres provocations, il affirme aussi, dans cet entretien, qu’il n’est “pas sûr” que la France existera encore dans cinquante ans, expliquant que “sur le papier” elle sera “à majorité musulmane”, comme c’est le cas aujourd’hui selon lui à “Roubaix”, “Marseille”, ou dans la “banlieue parisienne où, en sortant du métro vous vous trouvez à Tombouctou ou Casablanca”.

Depuis 1971, Jean-Marie Le Pen a été condamné à de multiples reprises par la justice française pour “apologie de crime de guerre”, “contestation de crime contre l’humanité” ou encore “provocation à la haine, à la discrimination et à la violence raciales”.

 

Bayrou, premier ministrable favori des francais.

avril 24th, 2008

 

Outre la mise en avant de la critique habituelle de l’exercice sarkozyste de la présidence, cette depêche AFP, reprise un peu partout, du point à france info, nous livre une autre info interessante : Bayrou comme premier ministre potentiel préféré des français.

Mais l’intéressant n’est pas forcèment où l’on croit : je vais peut être passer pour paranoïaque, mais n’y a t il que moi qui me dit que la démarche d’intégrer Bayrou au sein de cette liste de 8 personnalités exclusivement UMP (sauf Kouchner, mais qui lui fait partie du gouvernement) n’est pas totalement innocente, et a pour principal effet d’”intégrer” le MoDem à droite, ou en tout cas à la majorité actuelle, ce qu’aucun fait politique actuel ne peut justifier de façon cohérente ?

Volontaire ou involontaire, cette assimilation confine à la malhonnêteté intellectuelle selon moi.

Ci dessous la depêche AFP

Bayrou (Modem): “Les Français veulent de la profondeur, pas de l’apparence”

 

 

PARIS (AFP) — Un an après l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence, le président du MoDem François Bayrou estime que “les Français veulent de la profondeur, pas de l’apparence” dans une interview au Parisien - Aujourd’hui en France de jeudi.

Interrogé sur la chute dans les sondages du Chef de l’Etat, le président du Modem explique que “le problème est à l’origine dans sa campagne, et aussi en lui, dans ses goûts et ses choix. Or, la France est la France: un peuple de citoyens qui veulent de la profondeur, pas de l’apparence”.

“Un homme peut-il changer en profondeur? Franchement je n’y crois guère”, affirme M. Bayrou.

Par ailleurs, selon un sondage CSA publié par Le Parisien-Aujourd’hui en France de jeudi, le président du MoDem François Bayrou serait le favori pour occuper les fonctions de Premier ministre du gouvernement de Nicolas Sarkozy.

39% des Français souhaitent que François Bayrou soit le chef du gouvernement (58% ne le souhaitent pas), parmi huit personnalités. Il devance de deux points le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner (37% contre 59%) et la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie (34% contre 61%).

Suivent l’ancien Premier ministre et maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé (33% pour, 64% contre), Jean-Louis Borloo (31% pour, 61% contre). Dominique de Villepin (29%), Xavier Bertrand (24%) et Rachida Dati (20%) ferment le ban.

Le sondage CSA a été réalisé les 16 et 17 avril auprès d’un échantillon de 1.0O6 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Pour la défense du pluralisme dans la vie politique française

avril 19th, 2008

Pétition disponible ici : http://www.mesopinions.com/Pour-la-defense-du-pluralisme-dans-la-vie-politique-francaise-petition-petitions-1c14f9a47820e85e21d9e07b0afb50b2.html

Les signataires, bien qu’issus de sensibilités et de trajectoires politiques diverses, se sentent concernés et attachés au pluralisme de la vie politique française.


Ils souhaitent affirmer la nécessité de préserver les espaces de débats, tant institutionnels que citoyens, et d’en ouvrir autant que possible l’accès à tous.


Ils ré affirment en outre leur attachement à la représentation proportionnées des courants d’idées en fonction de leur audience dans l’opinion, aussi bien dans les divers organes représentatifs que dans les médias.


Ils expriment enfin avec force le besoin vital pour la vie démocratique française de favoriser le développement citoyen de l’individu, en lui offrant les moyens les plus efficaces et nombreux possibles de développer et d’exprimer ses convictions républicaines.